dimanche 1 novembre 2009

Armada


                          Armada

Tu vois, ces mots qui fusent dans la nuit,
qui nous parlent de la solitude
comme d’une substance essentielle
à la vie,

Oxygène d’une planète intérieure
où le monde éclate en des petits continents
Sans beaucoup de rivages ou molécules de carbone,
des ilots de paresse et
des archipels de sons,

Une béatitude qui provient d’une corbeille  

de pétales qu’on a renversé
tout en dansant avec la tète  nue
et les yeux couverts d’un voile,

Sans autre souci que de parler
à basse voix,
et regarder au large des ports qui lancent, 

vers des mers de rêverie,
des incontournables regards.

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