dimanche 8 novembre 2009

Aveugle

                       Aveugle

J’observe les manigances de l’air
et les machinations de ce jour,
qui suspend, dans un cube amer, des sphères, des cônes
de sapin et des chimères.

Angles, diagonales, arrêts de pluie
et le petit inferno de la réalité
qui ne veut pas se laisser prendre, à aucun prix
dans le sortilège des carrés.

Emboitant chaque facette, rhombe où douleur, 
la brise officie des marivaudages 
dans l’enluminure des vagues qui nous tiennent
d’hostie.

En distance, palpable comme la neige,
la plage se défait de sa sauvagerie et des bouteilles vertes
qui jettent dans le sable
l’aveugle et insouciant message des naufragés.

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