vendredi 13 novembre 2009

L'Algonquin


                             L'Algonquin
 

Profondeur d’une forêt que résume l’aube, au chant
Fluté de l’atmosphère
Croisée par des torrents fermés.

Vents gris.


Arlequins bleus, ilots et lacs dans les distances mesurées
Par la flotille des rêves qui me dépasse
En canoë.

Un chalumeau d’érables frais, flocons de neiges étroits
Et des murmures qu’entendent les petits bonhommes en pierre
Sans face et sans regrets,

Des inukshuks en granite rose, en équilibre dur
Dans le parc Algonquin.

La huppe des feuilles, les brins d’écaille rocheuse témoignent
De l’ancien fond de mer au rebours
Couvert par la corolle verte de L’Algonquin,
Dans laquelle on avance par la faute du mouvement des arbres,

Par la faute du mouvement de notre point de vue.



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